Vale Inco Nouvelle-Calédonie
La protection de l'environnement
LA PROTECTION DE LA TERRE, DE LA FAUNE ET DE LA FLORE

Vale Inco Nouvelle-Calédonie

Vale Inco Nouvelle-Calédonie

 

L'extrême sud de la Nouvelle-Calédonie offre un sol pauvre en nutriments et très chargé en fer (milieu naturel acide) ; il est par ailleurs exposé à des pluies régulières et abondantes. Ce sont ces mêmes conditions qui font que le sol est riche en nickel et en cobalt et exploitable par le procédé hydrométallurgique de Vale Inco Nouvelle-Calédonie.

Ces terres du sud sont par ailleurs recouvertes d'une végétation dense spécifique qui s'est adaptée à ces conditions particulières.

Les points d'impact potentiels de la mine et de son usine sur l'environnement terrestre sont :

  • la création de fosses minières résultant de l'extraction du minerai et qui devront être comblées
  • la production de résidus solides qu'il faudra traiter et stocker en toute sécurité
  • la destruction d'une partie de la flore endémique qui devra être compensée par un plan de réhabilitation végétale.

Vale Inco Nouvelle-Calédonie a pris en compte tous ces aspects et mis en place des mesures efficaces et souvent avant-gardistes pour en réduire ou en compenser l'impact.

La gestion des résidus solides

En fin de procédé, une fois le minerai traité à l'usine pour produire de l'oxyde de nickel et du carbonate de cobalt, il reste des résidus liquides et des résidus solides, une pâte de minerai lixivié, sans nickel et sans cobalt.

Une fois la pâte de minerai traitée dans l'unité de neutralisation finale, il en restera tous les métaux présents à l'origine dans le minerai extrait de la mine, sauf le nickel et le cobalt. S'y sera ajouté le gypse (plâtre) résultant de l'étape de neutralisation. On appelle cette pâte le résidu minier épaissi.

C'est ce résidu minier qui ira combler les fosses d'exploitation minière, au fur et à mesure de l'avancée de la mine. Une fois comblées et asséchées, les fosses seront prêtes pour la réhabilitation végétale .

La reconstitution du paysage

La mine de Goro est une mine à ciel ouvert, travaillée en banquettes. Le travail d'extraction a été planifié pour permettre un recyclage maximum des matériaux non exploitables. Ainsi, les morts-terrains (matériaux stériles) et les résidus miniers, une fois neutralisés, seront utilisés pour combler progressivement chaque fosse minière, une fois son exploitation terminée.

Avant l'exploitation

  • Sous la supervision des botanistes de la pépinière de Vale Inco Nouvelle-Calédonie, les mineurs enlèveront le couvert végétal et les plantes rares seront déplacées ou multipliées. Le reste sera broyé et transformé en copeaux pour l'aide à la re-végétation ultérieure.
  • Le substrat sera récupéré et stocké pour utilisation comme terre végétale dans le cadre de la réhabilitation végétale future.
  • La couche suivante, la cuirasse de fer sera décapée et pourra servir à la fabrication de routes ou de renforts, grâce à sa forte teneur en fer qui la rend résistante.
  • Les couches de latérites rouges et de latérites jaunes qui sont stériles, c'est à dire dont la teneur en nickel est trop faible pour une exploitation rentable, seront aussi stockées.

Après l'exploitation

Les résidus miniers solides seront déposés dans la fosse précédemment creusée, au fur et à mesure qu'ils auront été neutralisés. Les couches supérieures (latérites pauvres, substrat) mises de côté seront replacées, recouvertes de la terre végétale également conservée. La cellule ainsi remblayée sera prête pour la phase de réhabilitation végétale. Le principe de remplissage sera le même pour chaque fosse minière.

Mais pour la première fosse, il a bien sûr fallu aménager une zone de stockage spéciale, pour entreposer de façon sûre les résidus solides traités.

La zone de stockage pour la première phase

La zone de stockage pour la première phase a été aménagée dans une plaine entre le Col de l'Antenne et la carrière du Mamelon, dans la haute vallée de la Kwé Ouest. Cette zone sera utilisée pour la durée d'excavation de la première fosse. Elle comprend :

  • Une digue de grande dimension (1 km de long x 60m de haut x 200m de large) pour servir de barrage de retenue des résidus
  • une imperméabilisation du sol par compactage et/ou géomembrane étanche.

Les résidus y seront versés pendant toute la durée de la première phase, soit de 5 à 7 ans. Se compactant avec le temps, ils formeront eux-mêmes une couche imperméable. Ils seront recouverts de la latérite stérile et de la terre végétale mises de côté au moment de l'extraction. La réhabilitation végétale pourra alors être entreprise.

Le paysage de cette plaine s'en trouvera modifié, car elle sera remplacée peu à peu par un plateau, de la hauteur de la digue.

La réhabilitation végétale - les écosystèmes du Grand Sud

Un écosystème est un ensemble équilibré constitué par un milieu caractérisé dans lequel se développe une communauté vivante (faune, flore) plus ou moins spécifique. Il existe plusieurs écosystèmes sur le site d'exploitation de Vale Inco Nouvelle-Calédonie comme sur tout le sud du pays :

  • Le maquis minier ouvert
  • Le maquis minier fermé
  • Le maquis paraforestier
  • La forêt humide primaire
  • La végétation rivulaire

Vale Inco Nouvelle-Calédonie reconnaît la rareté et la fragilité de la flore endémique du plateau de Goro. C'est pourquoi un programme de recherche sur la réhabilitation végétale et la protection des écosystèmes végétaux a été mis en place dès 1994. En 1996 une pépinière a été créée pour répertorier, étudier, récolter et reproduire ces espèces endémiques en vue de la réhabilitation.

Depuis 1996 toutes ces formations ont été étudiées et identifiées par les botanistes de Vale Inco Nouvelle-Calédonie. Toutes les zones susceptibles d'être touchées directement par le projet ont été inventoriées. Ces études ont permis de localiser des zones de récoltes de graines pour la revégétalisation. Un programme de protection de la biodiversité a été développé, axé principalement sur les formations forestières et rivulaires présentant un intérêt particulier.

La réhabilitation végétale - La pépinière

Située non loin du site minier, la pépinière permettra une réhabilitation efficace et rapide des zones impactées. L'équipe de botanistes responsable de la pépinière a pour missions de :

  • dresser progressivement un inventaire complet des espèces
  • mener des recherches sur la reproduction : collecte de graines, tests de germination, essais de croissance
  • assurer la production en quantités importantes des plants pour re-végétation future
  • veiller à la protection des écosystèmes et plantes rares : transplantation si nécessaire, pose de rubans bleus de protection, étude de répartition
  • procéder à la mise en terre des plants une fois arrivés à maturité, revégétalisation des zones de stockage et des zones minées
  • protéger les forêts et enrichir d'espèces endémiques rares les zones protégées

Les pépiniéristes de Vale Inco Nouvelle-Calédonie, aidée par ceux de la commune de Yaté, organise des sessions de collecte de graines, par périodes, dans les écosystèmes avoisinants. Des milliers de graines sont ainsi récoltées chaque année, à la main, dans le respect des arbres et arbustes. La reproduction de ces espèces endémiques est très complexe, et l'équipe Vale Inco Nouvelle-Calédonie a développé des techniques aujourd'hui reconnues par les organismes scientifiques.

En 10 ans, soit depuis sa création en 1996, l'équipe compte à son actif les réalisations suivantes:

  • 723 espèces répertoriées sur l'emprise du projet dont :
    • 455 dans les forêts humides primaires
    • 76 en bord de rivière parmi lesquelles 21 sont classées «  rares ».
  • 142 espèces endémiques reproduites sur 160 espèces testées ce qui équivaut à 88% de succès de reproduction.

La réhabilitation végétale - un processus continu

La réhabilitation végétale sur la mine commencera après 7 ans d'exploitation, d'abord sur la digue de la Kwé ouest, zone de stockage des résidus miniers de la première phase. Ensuite elle se poursuivra chaque année, au fur et à mesure du remplissage des différentes cellules (fosses) minières.

Une fois la zone recouverte de terre végétale, la réhabilitation végétale se fait comme suit :

  • Les espèces pionnières sont plantées en premier; des espèces dépendantes vont pouvoir ensuite pousser, sur et autour d'elles, soit par plantation soit par essaimage de graines.
  • Les déchets végétaux récupérés lors du décapage et réduits en copeaux viennent ensuite recouvrir les zones plantées, pour les protéger, les nourrir, retenir l'eau, et aussi fournir des graines d'espèces secondaires qui germeront naturellement.

30 hectares seront ouverts chaque année pour le fonctionnement de la mine, ce qui indique la surface à réhabiliter sept ans plus tard. Le rythme annuel de réhabilitation végétale sera de 100 000 plantes ou arbustes.

Vale Inco Nouvelle-Calédonie travaille en partenariat avec des organismes scientifiques tels que l'Institut de Recherche et de Développement (IRD), l'Institut Agronomique Calédonien (IAC) et l'Université de Nouvelle-Calédonie (UNC) sur la recherche en reproduction d'espèces rares.

18 espèces rares ont été reproduites. En 2002, pour préserver ces espèces, 3300 pieds de 7 espèces ont été donnés pour plantation au parc de la Rivière Bleue.

Vale Inco Nouvelle-Calédonie

 

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