Le gisement du Plateau de Goro, en Nouvelle-Calédonie, est un gisement classique dans sa composition, c'est-à-dire constitué d'oxydes de fer en surface (latérites) et de silicates magnésiens en profondeur (saprolite). Le nickel et le cobalt qui y sont contenus résultent des concentrations chimiques au cœur de cette formation résiduelle. Il s'agit d'un des dépôts latéritiques à plus haute teneur en nickel au monde.
La spécificité du profil géologique du plateau de Goro vient, d'une part, de ses dimensions et de sa continuité géométrique et minéralogique, qui définissent un gisement nickélifère et cobaltifère exceptionnel ; et d'autre part, de sa localisation dans un milieu particulièrement humide, fracturé et drainé par des eaux souterraines, ce qui a contribué à développer une morphologie en bassins expliquant sa taille et ses concentrations en métaux résiduels.
Il s'agit d'un des dépôts latéritiques à plus haute teneur en nickel au monde. Les latérites peuvent être de couleur rouge, orange, ocre ou jaune. Contrairement aux réserves de minerais sulfurés, elles se prêtent particulièrement bien à des techniques d'exploitation à ciel ouvert.
On distingue deux types de minerai de nickel latéritique à Goro : les latérites et la saprolite qui constituent une couche lessivée entre la surface et la roche-mère.
Les dépôts latéritiques se forment dans des climats tropicaux et subtropicaux par la dégradation prolongée de la roche-mère de type ultrabasique, la péridotite, qui se produit au fil de périodes plus ou moins marquées de sécheresse et de pluie, s'étalant sur des millions d'années. La pluie et l'eau souterraine circulent à travers la roche-mère fracturée, lessivant graduellement les éléments mobiles tels le magnésium et la silice, et laissant le nickel et le cobalt (moins mobiles) en concentrations résiduelles. Sur une très longue période de temps, une stratification par phase minérale et chimique se produit à l'intérieur du profil latéritique en formation.
Outre la Nouvelle-Calédonie, les plus grands dépôts latéritiques sont situés à Cuba, en Australie, en Indonésie et aux Philippines. Les latérites de type sec d'Australie présentent entre 20 % et 30 % d'humidité, alors que les latérites de type humide, comme celles de Goro, peuvent contenir jusqu'à 50 % d'eau libre.
L'épaisseur totale du profil du Plateau de Goro peut atteindre jusqu'à 60 mètres, bien que, en moyenne, elle soit plutôt de 40 mètres. Les latérites de type humide du plateau de Goro sont plus riches en nickel et en cobalt que les dépôts de type sec standard australiens comme ceux de Murrin Murrin et Cawse.
Elles demeurent néanmoins plus pauvres que les ressources saprolitiques calédoniennes actuellement exploitées (désignées localement par le vocable « garniérites »). C'est pourquoi elles sont demeurées inexploitées jusqu'à aujourd'hui. C'est le procédé hydrométallurgique développé par Inco, qui permet de les exploiter de façon rentable, qui leur donne de la valeur.
Les géologues d'Inco sont conscients du potentiel économique des ressources latéritiques de la pointe sud de la Grande Terre depuis le milieu des années 60. Vale Inco Nouvelle-Calédonie pourrait devenir le plus grand producteur de nickel à faible coût au monde. La durée de vie de la mine du plateau Goro est estimée à 30 ans au moins.
Sept horizons géologiques principaux définissent le profil latéritique du plateau de Goro :
Ce sont des teneurs bien inférieures à celles des saprolites qui sont actuellement exploitées en Nouvelle-Calédonie, mais les ressources du plateau de Goro sont beaucoup plus abondantes. C'est le minerai principal en terme de volume et de composition chimique (taux de magnésie extrêmement bas)
Ce minerai ne serait pas exploitable avec un procédé pyrométallurgique conventionnel
La saprolite de Vale Inco Nouvelle-Calédonie aura donc la plus basse teneur de tous les gisements de Nouvelle-Calédonie où ce type de minerai est exploité.
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